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Au Japon, la plupart des éléments de la vie quotidienne ont leur étiquette stricte. Et le sushi, plat emblématique du Japon, ne fait pas exception.

Par exemple, il est mal vu de se verser Ă  boire soi-mĂŞme : le serveur ou votre partenaire devrait toujours le faire pour vous.

Voici donc un cours intensif privé avec le chef Shinji Nagai, du restaurant Shinji.
Chef, quels sont les comportements adoptés par vos clients qui vous inquiètent le plus?

MĂ©langer le wasabi dans la sauce soja… ce n’est pas normal. […] Le wasabi est mis sur l’assiette seulement lorsqu’on sert du sashimi (poisson cru seul). On en met un tout petit peu sur le morceau de poisson, puis on trempe lĂ©gèrement l’autre cĂ´tĂ© dans la sauce soja.

Dans les autres cas, le wasabi est dĂ©jĂ  dans la bouchĂ©e, il ne faut donc pas en ajouter. Par exemple, il n’y a pas de wasabi dans l’assiette en accompagnement de nos makis (rouleaux).

Qu’en est-il des nigris (petite boulette de riz couverte d’un morceau de poisson)?

Avec les nigris, il faut prendre la bouchĂ©e, la retourner pour avoir le poisson vers le bas et tremper le poisson seulement dans le soja. Puis, il faut garder la bouchĂ©e dans le mĂŞme sens et la mettre dans la bouche, le poisson sur la langue. C’est de cette manière qu’on mange des nigris.

Lorsque les gens trempent le riz dans la sauce soja, la boulette se défait, et on se retrouve avec trop de soja, ça masque le goût du poisson!

Est-ce qu’on doit utiliser ses doigts ou des baguettes?

Je prĂ©fère manger le sushi avec mes doigts. Mais c’est Ă  la discrĂ©tion du client, ce n’est pas grave.

Et que doit-on boire avec du sushi? Bière, vin, saké?

Peu importe ce que les gens préfèrent. Cependant, le vin blanc et le saké vont bien avec mes plats.

Lorsque les gens ne respectent pas l’Ă©tiquette, comment vous sentez-vous?

C’est une diffĂ©rence culturelle. Ici, les gens ont grandi avec beaucoup de sauces qui accompagnent les plats. Pas nous! Les gens peuvent manger comme ils veulent, tout ce que je veux, c’est qu’ils apprĂ©cient. Aussi, s’ils veulent manger Ă  la manière des Japonais, ça sera un plaisir de les initier!


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Du riz et du poisson, c’est tout ce qu’il faut pour rĂ©aliser un sushi. Pourtant, les restaurateurs japonais n’hĂ©sitent pas Ă  laisser travailler des robots afin d’obtenir le meilleur rendement.

FraĂ®cheur des produits et rapiditĂ© du service, au Japon pour garantir aux clients les meilleures offres, les cuisines des restaurants associent souvent le travail des robots Ă  celui de l’homme.

Calibrages et doses précises
Il y a une cinquantaine d’annĂ©es sont apparus dans l’archipel les kaitenzushi, ces restaurants oĂą les sushis dĂ©filent lentement sur un tapis roulant en boucle. Au grĂ© de ses envies, le client attrape au passage des assiettes qui passent devant lui. Les sushis en question sont en rĂ©alitĂ© Ă  moitiĂ© conçus par des robots: l’un calibre les boulettes de riz, l’autre inject la dose voulu de wasabi avant qu’un vĂ©ritable cuisinier n’ajoute une petite tranche de poisson ou une longue crevette.
Un service minute
Autrefois, les sushis Ă©taient posĂ©s sur des assiettes de couleurs diffĂ©rentes en fonction de leur prix et, Ă  la fin du repas, un employĂ© n’avait plus qu’Ă  trier et compter la pile de soucoupes pour faire l’addition. Aujourd’hui c’est encore plus simple et rapide: chaque assiette est munie d’une puce Ă©lectronique qui comporte toutes les informations. “Les sushis ne tournent pas n’importe comment, c’est le fruit d’observations et de calculs. Vous ne pouvez pas proposer des sushis dans des restaurants bon marchĂ© sans base de donnĂ©es et une gestion quasi scientifique”, explique Akihiro Tsuji, responsable des relations publiques de la chaĂ®ne Kura, un des poids lourds du secteur. Servir le client plus vite et mieux (en moins d’une minute après la commande) en minimisant les pertes, tel est le nerf de la guerre. Pour pouvoir proposer deux sushis pour 105 yens (80 centimes d’euros), pas de mystère, il faut de la technique.

On a testĂ© quatre chaĂ®nes de restaurants Ă  sushis Des assiettes Ă  puces Chez Kura, on a par exemple inventĂ© le “sendo kun”, qu’on peut traduire par “Monsieur Frais”. Dans ce restaurant, les sushis arrivent dans une petite assiette recouverte d’un dĂ´me en plastique dur censĂ© prĂ©server la fraĂ®cheur et Ă©quipĂ© d’une puce Ă©lectronique. Quand l’assiette est prise, le dĂ´me articulĂ© se lève tout seul, et il repart prendre sa prochaine cargaison en cuisine. Et pendant que le client avale sushis et sashimis, les donnĂ©es (type de mets, temps passĂ© sur le tapis roulant) sont transmises au système d’information du restaurant. Kura dispose d’un “centre d’analyse” reliant ses 300 Ă©tablissements. Ainsi est recensĂ© en temps rĂ©el ce qui part vite, ce qui reste plus longtemps, etc…
Limiter les pertes
Plus osĂ© encore, les clients sont filmĂ©s. Les images des silhouettes sont renvoyĂ©es Ă  des superviseurs, qui peuvent ainsi Ă©valuer si la variĂ©tĂ© et la quantitĂ© de sushis sont adaptĂ©es Ă  la clientèle prĂ©sente. Les camĂ©ras peuvent mĂŞme zoomer sur les sushis pour vĂ©rifier leur apparence, leur fraĂ®cheur et leur qualitĂ©. En cuisine, les prĂ©parateurs peuvent Ă©galement voir Ă  tout moment combien d’adultes et d’enfants sont en train de manger et combien de temps ils restent. “MĂŞme si les 199 places de cet Ă©tablissement-lĂ  sont prises, le nombre de sushis Ă  envoyer dĂ©pendra aussi du temps que tel ou tel client passera Ă  table”, explique Akihiro Tsuji. Ainsi la technologie limite les pertes.

Sushis Ă  la demande
Et s’il ne trouve pas son bonheur sur le tapis omnibus, le client a toujours la possibilitĂ© de passer une commande spĂ©ciale, en gĂ©nĂ©ral sur un Ă©cran tactile et parfois bilingue installĂ© devant lui. Le sushi dĂ©sirĂ© arrive alors sur une “ligne” spĂ©ciale Ă  grande vitesse, au-dessus de la voie normale pour sushis “lents”. Certains bars Ă  sushis ont mĂŞme carrĂ©ment abandonnĂ© le classique tapis roulant pour un système “taxi” Ă  la demande sur trois voies superposĂ©es. A peine commandĂ©s sur Ă©cran les sushis arrivent Ă  toute vitesse et s’arrĂŞtent pile devant le client, et pas en face du voisin de comptoir.


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Tapis roulant automatique et Ă©crans tactiles pour les prĂ©senter aux clients, robots ultra perfectionnĂ©s pour les fabriquer… L’industrie du sushi au japon a Ă©tĂ© bouleversĂ©e par la high-tech. Voici comment.

Le sushi japonais traditionnel

Le sushi japonais traditionnel

C’est l’image de la tradition culinaire Ă©purĂ©e: une boulette de riz et une tranche de poisson assemblĂ©es par des mains expertes. Mais au Japon, mĂŞme l’art du sushi n’Ă©chappe pas aux progrès de la hi-tech.

Il y a une cinquantaine d’annĂ©es sont apparus dans l’archipel les “kaitenzushi”, ces restaurants oĂą les sushis dĂ©filent lentement sur un tapis roulant en boucle. Au grĂ© de ses envies, le client attrape au passage des assiettes qui passent devant lui.

Les sushis en question sont Ă  moitiĂ© conçus par des robots: l’un calibre les boulettes de riz, une autre injecte la dose voulue de wasabi (fort condiment japonais) avant qu’un cuisinier ne pose une petite tranche de poisson ou une longue crevette.

Autrefois, les sushis Ă©taient posĂ©s sur des assiettes de couleurs diffĂ©rentes en fonction de leur prix et, Ă  la fin du repas, un employĂ© n’avait plus qu’Ă  trier et compter la pile de soucoupes pour faire l’addition.

Aujourd’hui c’est encore plus simple et rapide: chaque assiette est munie d’une puce Ă©lectronique qui comporte toutes les informations.

“Les sushis ne tournent pas n’importe comment, c’est le fruit d’observations et de calculs. Vous ne pouvez pas proposer des sushis dans des restaurants bon marchĂ© sans base de donnĂ©es et une gestion quasi scientifique”, explique doctement Akihiro Tsuji, un responsable des relations publiques de la chaĂ®ne Kura, un des poids lourds du secteur.

“Monsieur Frais”

Servir le client plus vite et mieux (en moins d’une minute après la commande) en minimisant les pertes, tel est le nerf de la guerre. Pour pouvoir proposer deux sushis pour 105 yens (80 centimes d’euros), pas de mystère, il faut de la technique et de la malice, comme chez les coiffeurs qui coupent les cheveux en 10 minutes.

Chez Kura, on a par exemple inventĂ© le “sendo kun”, qu’on peut traduire par “Monsieur Frais”. C’est que le client est exigeant: il veut des sushis pas chers mais frais et se mĂ©fie de ceux qui tournent trop longtemps.

Chez Kura, les sushis arrivent dans une petite assiette recouverte d’un dĂ´me en plastique dur censĂ© prĂ©server la fraĂ®cheur et qui Ă©quipĂ© d’une puce Ă©lectronique. Quand l’assiette est prise, le dĂ´me articulĂ© se lève tout seul, et il repart prendre sa prochaine cargaison en cuisine.

Et pendant que le client avale sushis et sashimis, les donnĂ©es (type de mets, temps passĂ© sur le tapis roulant) sont transmises au système d’information du restaurant.

Kura dispose carrĂ©ment d’un “centre d’analyse” reliant ses 300 Ă©tablissements. Ainsi est recensĂ© en temps rĂ©el ce qui part vite, ce qui reste plus longtemps, etc… Plus osĂ© encore, les clients sont filmĂ©s: pas les visages, pour des questions de respect de la vie privĂ©e, assure la compagnie, mais les silhouettes dont les images sont renvoyĂ©es Ă  des dizaines de superviseurs, qui, allant de restaurant en restaurant ou postĂ©s dans un centre informatique, peuvent ainsi Ă©valuer si la variĂ©tĂ© et la quantitĂ© de sushis sont adaptĂ©es Ă  la clientèle prĂ©sente.

Les caméras peuvent même zoomer sur les sushis pour vérifier leur apparence, leur fraîcheur et leur qualité.

En cuisine, les prĂ©parateurs peuvent Ă©galement voir Ă  tout moment combien d’adultes et d’enfants sont en train de manger et combien de temps ils restent.

“MĂŞme si les 199 places de cet Ă©tablissement-lĂ  sont prises, le nombre de sushis Ă  envoyer dĂ©pendra aussi du temps que tel ou tel client passera Ă  table”, explique Akihiro Tsuji. Ainsi la technologie limite-t-elle les pertes en Ă©valuant la quantitĂ© nĂ©cessaire au regard de donnĂ©es accumulĂ©es dans le passĂ© dans des circonstances similaires.

Omnibus, ligne Ă  grande vitesse et tapis Ă  trois voies

Et s’il ne trouve pas son bonheur sur le tapis omnibus, le client a toujours la possibilitĂ© de passer une commande spĂ©ciale, en gĂ©nĂ©ral sur un Ă©cran tactile et parfois bilingue installĂ© devant lui.

Le sushi dĂ©sirĂ© arrive alors sur une “ligne” spĂ©ciale Ă  grande vitesse, au-dessus de la voie normale pour sushis “lents”.

Certains bars Ă  sushis ont mĂŞme carrĂ©ment abandonnĂ© le classique tapis roulant “bus en commun” pour un système “taxi” Ă  la demande sur trois voies superposĂ©es: Ă  peine commandĂ©s sur Ă©cran les sushis arrivent Ă  toute vitesse et s’arrĂŞtent pile devant le client, et pas en face du voisin de comptoir.

Les restaurants du type “kaitenzushi”, qui cohabitent avec les traditionnels mais plus onĂ©reux restaurants de sushis oĂą officient des maĂ®tres formĂ©s des annĂ©es durant, devraient totaliser un chiffre d’affaires Ă©valuĂ© Ă  492 milliards de yens (4 milliards d’euros) en 2013, après une hausse de quelque 20% au cours des cinq dernières annĂ©es, selon l’institut de recherche Fuji-Keizai.


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Les qualitĂ©s nutritionnelles du sushi en font l’aliment diĂ©tĂ©tique par excellence. Sous forme de maki ou de nigiri, cuisinez chez vous les incontournables de la cuisine japonaise.

Gourmands et diététiques, les sushis gagnent en popularité. Leurs petites tailles et leur goût très frais en font des encas parfaits pour un déjeuner rapide. Plutôt que d’aller les déguster au restaurant, pourquoi ne pas les réaliser vous-même ? Manier le poisson cru n’est pas toujours simple mais de nombreux kits vous aident à mettre la main à la pâte. Réalisez aussi bien des makis, des nigiris, que des sushi traditionnels, en un tour de main. Et plus besoin non plus de faire le tour des magasins spécialisés, puisque tous les ingrédients sont dans ces petites boîtes. Que contiennent ces kits ? Tous les ingrédients nécessaires mais aussi quelques recettes pour vous aider. Vous devez y trouver une natte à maki, du riz à sushi, des paires de baguette, des flacons de vinaigre de riz et de la sauce soja.

Kit pour faire des sushis maison

Kit pour faire des sushis maison

Une fois tous les ingrédients réunis, préparez votre natte à maki en la recouvrant d’un papier cellophane. Disposez une algue nori sur votre natte et trempez vos doigts dans un mélange d’eau et de vinaigre de riz. Etalez du riz au centre de votre de feuille de nori, en laissant une bande de 2 cm sur le bord le plus éloigné de l’algue. Ajoutez y vos ingrédients, aussi bien des légumes que du poisson, coupés très finement. La tâche est maintenant plus délicate. Roulez la natte en la tenant entre les index et les pouces, tout en effectuant une pression sur l’ensemble du rouleau. Une fois la natte déroulée, vous pouvez à présent découper votre rouleau afin de former plusieurs makis.

Pour bien réussir vos sushis, il vous faudra également du poisson cru. Plusieurs critères sont alors à prendre en compte pour obtenir un résultat savoureux. Premièrement, choisissez un poisson frais et cuisinez-le le jour même. Dans un deuxième temps, utilisez un couteau pour la découpe, en tranchant en un seul mouvement, et retirez les arêtes à la pince à épiler. Vous l’aurez donc compris, les sushis kits sont l’une des tendances culinaires de cette année. Parmi les incontournables, retrouvez le kit Essentiel d’Esprit Sushi ou bien celui proposé par l’enseigne Tanoshi.


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Recette du Riz Ă  Sushis

Ingrédients
pour 3 Ă  4 pers.
300 g de riz bio rond ou moyen (Calrose)
450 ml d’eau froide
MĂ©lange vinaigrĂ© : 4 c. Ă  s. de vinaigre de riz – 2 c. Ă  s. de sucre – 1 c. Ă  c. de sel

Préparation
Rincez le riz jusqu’Ă  ce que l’eau soit claire. Laissez-le Ă©goutter 30 min dans une passoire. PrĂ©parez le mĂ©lange vinaigrĂ© : mettez les ingrĂ©dients dans une petite casserole.
Laissez dissoudre sucre et sel. Portez Ă©ventuellement un bref instant Ă  Ă©bullition pour rendre la prĂ©paration moins forte. Ă€ la place de ce mĂ©lange vinaigrĂ©, il est possible d’utiliser une prĂ©paration prĂŞte Ă  l’emploi (Mizkan).
MĂ©thode de cuisson 1: Mettez le riz et l’eau dans une casserole. Portez Ă  Ă©bullition, baissez le feu et faites cuire 10 min Ă  couvert.
Otez la casserole du feu et laisser reposer 10 min Ă  couvert.

MĂ©thode de cuisson 2 : Mettez le riz et l’eau dans un cuiseur Ă  riz.
Sortez le riz dès qu’il est cuit. Après la cuisson, versez le riz dans un saladier non mĂ©tallique (traditionnellement un saladier en bois ou hangiri).
Aérez brièvement le riz et incorporez délicatement le mélange vinaigré, ou le Mizkan.
Le dosage est de 30 ml Ă  40 ml pour 400 g Ă  500 g de riz cuit.
Laisser refroidir Ă  l’air libre avant utilisation.
Notre Conseil
Le riz préparé ne doit pas être réfrigéré et devra être consommé le jour même. Le mélange vinaigré peut être préparé en plus grande quantité et conservé dans un récipient hermétique au réfrigérateur.


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Certes la cuisine japonaise ne se rĂ©sume pas aux sushis, mais au mĂŞme titre que la baguette dĂ©signe la France, ils Ă©voquent Ă  eux seuls l’archipel nippon.

Une spécialité ancestrale
Basiquement, les sushis sont de petites spĂ©cialitĂ©s japonaises, dont les ingrĂ©dients principaux sont le riz et le poisson cru, produits essentiels sur l’archipel nippon. Mais ils sont bien plus que ça. Pour preuve, la prĂ©paration des sushis est considĂ©rĂ©e comme un art au Japon. On dit mĂŞme qu’il faut 10 annĂ©es de pratique avant d’acquĂ©rir le titre de sushiya (maĂ®tre sushi).

Le makizushi, également appelés makimono souvent appelé maki en Europe, est une spécialité culinaire japonaise se présentant sous la forme d'un rouleau d'algue nori séchée entourant du riz vinaigré, farci par divers aliments, en particulier du poisson cru ou des plantes.

ImaginĂ©s Ă  l’origine pour conserver le poisson et le riz, les sushis se sont rapidement imposĂ©s dans la cuisine japonaise, au point d’en devenir le plat le plus reprĂ©sentatif. Comme tous les plats nationaux profondĂ©ment ancrĂ©s dans la culture d’un pays, il est difficile de dater avec certitude l’apparition des premiers sushis. On estime leur Ă©closion aux alentours du Vème siècle avant notre ère, date Ă  laquelle la riziculture s’installa au Japon. Rapides et commodes Ă  manger, les sushis ont tout naturellement trouvĂ©s leur place dans l’alimentation des habitants pressĂ©s de la capitale de l’Ă®le, Edo, ancien Tokyo.

Si l’utilisation de poisson non-cuit peut surprendre, voire effrayer, elle est nĂ©anmoins Ă  rapprocher d’une spĂ©cialitĂ© bien française : le steak tartare. Les points de convergence sont d’ailleurs nombreux et tout Ă  fait Ă©loquents : ces deux prĂ©parations s’appuient sur un produit cru et bĂ©nĂ©ficient d’un apprĂŞtage reposant sur une utilisation importante de condiments.

Des sushis pour tous les goûts
Servis en entrĂ©e ou en plat principal, les sushis s’adaptent Ă  tous les moments de la journĂ©e, Ă  toutes les saisons et surtout Ă  tous les goĂ»ts. Difficile en effet de ne pas trouver son bonheur parmi la foultitude de variantes rĂ©alisables sur la base du riz vinaigrĂ© et du poisson cru. Les possibilitĂ©s sont immenses dans la mesure oĂą l’on peut utiliser absolument toutes les variĂ©tĂ©s de poissons : saumon, thon, bar, daurade, maquereau, etc… L’unique restriction concerne la fraĂ®cheur du poisson, qui soit ĂŞtre absolument irrĂ©prochable. N’oublions pas qu’il s’agit de poisson cru.

Côté préparations, on compte également de nombreuses déclinaisons :

Nigiris
Probablement les plus connus des sushis, ce sont ces petits pains de riz vinaigrĂ© recouverts d’une fine tranche de poisson cru. Nigiris signifie littĂ©ralement “presser”.

Makis
Les makis sont des rouleaux de noris (algues sĂ©chĂ©es) fourrĂ©s d’une garniture de riz vinaigrĂ© et de poisson, coupĂ©s en petits tronçons. Il en existe de toutes les tailles en fonction du nombre d’ingrĂ©dients dont on souhaite les garnir. RoulĂ©s en forme de petits cornets de glace, on les appelle alors temakis.

Oshis
C’est la toute première mĂ©thode de prĂ©paration des sushis. PressĂ©s dans une boĂ®te en bois, riz et poisson forment les oshis qui sont ensuite dĂ©coupĂ©s en tranches individuelles. On les prĂ©pare le plus souvent avec du maquereau marinĂ©.

Inaris
Prévus pour ceux qui goûtent peu le poisson, les inaris sont des petites poches de tofu (abura-age) remplies de riz vinaigré.

Sashimis
A l’inverse des inaris, ces sushis ne constituent en fait que des tranches de poisson cru marinĂ©es que l’on dĂ©guste telles quelles ou posĂ©e sur un bol de riz.

Les sushis s’accompagnent systĂ©matiquement de trois condiments.
La sauce soja, dans laquelle on les trempe Ă  l’envers pour que le goĂ»t du poisson ressorte parfaitement, tout en Ă©vitant que le riz ne se dĂ©sagrège.
Bien qu’ils en contiennent dĂ©jĂ , les sushis peuvent Ă©galement ĂŞtre agrĂ©mentĂ©s de wasabi pour relever encore un peu plus leur goĂ»t.
Dernier élément du triptyque de la dégustation de sushi, le gingembre mariné, qui sert à se rafraîchir la langue entre chaque bouchée.
Le tout est arrosĂ© au choix, de sakĂ© (vin de riz), de thĂ© vert, voire d’une bière japonaise lĂ©gère.

Enfin, pour les moins aventureux, il convient de noter que le goĂ»t du poisson n’est en rien dĂ©rangeant dans les sushis, Ă  condition qu’il soit parfaitement frais bien entendu. En effet, le vinaigre utilisĂ© dans la marinade du riz et des poisson attĂ©nue le goĂ»t du poisson cru, le rendant alors plus dĂ©licat en bouche, moins fort au palais.

Pour ceux qui se refusent malgrĂ© tout Ă  avaler du poisson cru, il est possible de le substituer par des lĂ©gumes (concombre, carottes, avocats) ou des crustacĂ©s (crabe, homard). Ces interprĂ©tations, qui font parfois bondir certains maĂ®tres sushis traditionnels, ont Ă©tĂ© imaginĂ©s par des restaurateurs japonais installĂ©s aux Etats-Unis, soucieux d’Ă©largir leur clientèle. Ces sushis sont d’ailleurs appelĂ©s “sushis californiens”.

De nombreux bienfaits
Face Ă  cette tradition culinaire, finalement plus proche de la gastronomie française qu’on ne le croit, les Français ont d’abord hĂ©sitĂ©, avant de se lancer Ă  palais perdus dans la mode des sushis. En surfant malgrĂ© eux sur la mode du “manger-sain”, les sushis ont trouvĂ© en France une communautĂ© d’aficionados qui ne cesse de croĂ®tre.

ConsidĂ©rĂ©e, Ă  juste titre, comme une cuisine saine, la gastronomie nippone s’appuie sur des aliments dont les vertus diĂ©tĂ©tiques rivalisent sans difficultĂ© avec celles du cĂ©lèbre rĂ©gime crĂ©tois. D’ailleurs, si l’on excepte les sumotoris dont l’obĂ©sitĂ© est une vocation, les Japonais ont la rĂ©putation d’ĂŞtre sveltes. Les produits utilisĂ©s dans la prĂ©parations des sushis sont tous plus sains les uns que les autres.

Les poissons, tout d’abord, dont certains très peu caloriques comme le bar ou la daurade se situent souvent sous le seuil des 100 kcal pour 100 g. Les poissons plus gras comme le saumon ou le thon disposent, quant Ă  eux, d’une teneur riche en OmĂ©ga 3. Ces acides gras polyinsaturĂ©s rĂ©duisent les risques de maladies cardiovasculaires et les cancers.

Riche en minĂ©raux comme le phosphore, en amidon et en vitamine B1, le riz est une cĂ©rĂ©ale complète dont l’apport glucidique est très important. Par ailleurs, il convient parfaitement aux personnes allergiques au gluten.

Le gingembre et le vinaigre de riz possèdent des propriĂ©tĂ©s antiseptiques reconnues, en plus de stimuler l’appĂ©tit et de faciliter la digestion.
Et si la sauce soja est riche en protĂ©ines et en fer, les feuilles d’algues sĂ©chĂ©es (noris) n’ont rien Ă  leur envier grâce Ă  leur apport en multiples vitamines et en calcium. Enfin la Wasabi, en plus d’une teneur Ă©levĂ©e en vitamine C, recèlerait Ă©galement d’agents très efficaces dans la prĂ©vention des caries.
Les sushis sont donc Ă  manger sans modĂ©ration. Autant de propriĂ©tĂ©s qui ont de quoi susciter l’intĂ©rĂŞt de nombreux gourmands de ce cĂ´tĂ©-ci de la planète.


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Le nombre de calories dans les sushis. Les suchis sont plutôt caloriques mais constituent des aliments sains et équilibrés. Par exemple, 6 sushis au saumon avec le riz apportent 288 kcal (48 kcal par sushi).

Au niveau des calories, les sushis en contiennent presque autant qu’un hamburger mais il sont bien plus sains et moins gars que ces derniers. Les calories ne font pas tout !
Le sushi tient sa qualitĂ© nutritive en partie grâce aux glucides, amidon et fibres que le riz lui apporte, et qui s’avèrent ĂŞtre une source d’Ă©nergie indispensable pour le bon fonctionnement de notre organisme. D’ailleurs les fibres sont un atout pour stimuler le transit intestinal. Le sushi est aussi riche en omĂ©gas-3, en protĂ©ines, vitamines B et minĂ©raux qu’on retrouve dans le poisson. Ces Ă©lĂ©ments sont nĂ©cĂ©ssaires Ă  l’activitĂ© de notre mĂ©tabolisme.
Le sushi est assez calorique mais nourrissant. Il est conseillĂ© toutefois de ne pas l’agrĂ©menter d’aliments trop gras comme tout plat qui se respecte et de ne pas en manger de manière excessive afin de respecter ses besoins caloriques journaliers. En contrepartie, le sushi est rassasiant et rĂ©duit la sensation de faim.

Tout savoir sur les sushis !
Le sushi est un plat japonais très populaire et plĂ©bicitĂ© Ă  travers le monde. Il se compose de riz, de poisson cru ou fumĂ© accompagnĂ© d’une sauce piquante traditionnelle comme le wasabi ou le gingembre. On en retrouve de diffĂ©rentes variĂ©tĂ©s : Le Nigiri sushi dont la prĂ©paration est la plus facile et qui fait l’unanimitĂ© des repas familiaux japonais ; on le reconnait Ă  sa forme de demi-cercle. Le maki-sushi, lui est plus petit en gĂ©nĂ©ral et rond sous forme tranchĂ©e, entourĂ© d’une feuille d’algue sĂ©chĂ©e (nori). MĂŞme chose pour le Temaki sushi, sauf qu’il a une forme cĂ´nique et le Oshi sushi pressĂ© dans un moule est quant Ă  lui coupĂ© en carrĂ©s.
Dans l’ensemble et selon les recettes, le sushi est souvent completĂ© par des lĂ©gumes, omellettes, oeufs de poissons, etc. Concocter un sushi de base est Ă©lĂ©mentaire, il faut juste cuire le riz saupoudrĂ© d’un peu de sucre et de sel et le faire mariner dans du vinaigre de riz. Ensuite, assaisonnez le avec la sauce spĂ©cialement agrĂ©mentĂ©e pour les sushis. Une fois le plat constituĂ©, on le recouvre d’un fruit de mer de son choix tel le thon, le saumon, la sardine, la crevette, etc.

Le saviez-vous ?
De nouveaux restaurants japonais spĂ©cialisĂ©s dans les sushis se sont implantĂ©s en France comme Le Sushi Bar, le Planet sushi, le SamouraĂŻ sushis et bien d’autres. Ils deviennent aussi populaires que les Kebabs.


 

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